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Historique de l’Association

Tout commence avec la sortie du film « Killing Fields » (« La déchirure », 1984), de Roland Joffé. Le réalisateur y relate l’histoire vraie du journaliste américain Sidney Schanberg et de son adjoint cambodgien Dith Pranh couvrant les dernières semaines du régime de Lon Nol au Cambodge, en 1975. Le 17 avril , alors que le journaliste américain est sauvé par son ambassade, Dith Pranh est pris au piège de Phnom Penh. Il parviendra à survivre au régime génocidaire instauré par les Khmers rouges.

Au générique du film, c’est un médecin qui interprète le rôle de Dith Pranh. Il s’agit du Dr Haing S. Ngor, lui-même victime du régime KR.

Dr Haing S. Ngor
En 1988, à l’initiative du Dr Ngor qui offre pour l’occasion une partie des gains tirés de son rôle dans le film, l’association « Les Enfants d’Angkor » est créée en France. Elle a germé dans l’esprit d’un Belge qui a travaillé dans les camps de réfugiés cambodgiens en Thaïlande et a connu Aing Ngor. Cette association vise à soutenir des enfants cambodgiens – orphelins ou issus de milieux particulièrement pauvres – par un système de parrainage individuel.

La même année, une chaîne de télévision belge présente « Killing Fields ». Suite au film, un débat réunit différents intervenants, dont le Dr Ngor. L’idée naît alors de créer une association-soeur en Belgique, toujours avec l’aide du médecin cambodgien. Le 12 octobre 1989, les statuts des « Enfants d’Angkor-Belgique » paraissent au Moniteur belge et, quelques jours plus tard, le Dr Ngor donne une conférence de presse à Bruxelles ; très vite, les premières demandes d’informations arrivent ainsi que les premiers parrainages.

Le « décollage » de l’Association Angkor-Belgique se produit en décembre 1991 lors de la diffusion de l’émission « Vent du Sud », consacrée à l’enfance cambodgienne. Cette émission met en lumière le travail de l’association belge, dont les représentants sont présents sur le plateau. Le Dr Ngor y participe également, tout comme Nop Sideth, réfugiée cambodgienne à Bruxelles, ainsi que les fondateurs français et belges de l’association.

Petit à petit, l’association belge a grandi et s’est structurée, jusqu’à franchir une étape capitale : elle devient indépendante de sa consoeur française par décision adoptée le 20 juillet 1996 et prend le nom d’Association Angkor-Belgique, dont les statuts sont publiés au Moniteur. Son objectif prioritaire reste le même : offrir à des enfants démunis l’accès à l’éducation, l’un des droits fondamentaux de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant.