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Témoignages

Témoignage de Monsieur et Madame Claessens-Bertholet, parrains de Rattanak, suite à leur visite en septembre 2012
Nous sommes les heureux « parents » de Rattanak depuis le début des années 90. Tout au long de sa scolarité, nous avons essayé de l’aider et de le motiver à continuer toujours plus loin. Au fur et à mesure des années, Rattanak s’est épanoui, a trouvé sa place à l’orphelinat et ses résultats n’ont fait que s’améliorer. En 2008, nous sommes allés le voir à Phnom Penh à la fin de sa première année d’université. Nous avons rencontré un beau jeune homme, qui étudiait le week-end et travaillait toute la semaine. Il a montré beaucoup de volonté pour terminer ses études. Cette année, nous sommes retournés à PP pour le féliciter de sa réussite comme ingénieur. Nous y avons passé une semaine très familiale avec sa sœur, son beau- frère et sa petite nièce Piria.
Ce voyage nous a donné la certitude que nous avons maintenant aussi une famille au Cambodge.
Témoignage de Mr et Mme Mabille (visite à leur filleul fin novembre 2011)
En janvier 2011, lorsque nous avons décidé de parrainer un enfant du Cambodge, nous savions déjà que nous irions le voir.Notre filleul est un petit garçon de 11 ans, prénommé Phalla, habitant la commune de Chambak Bitmeas.Grâce aux conseils de Christine Michiels, nous avons pu préparer notre visite à Phalla.A notre arrivée au Cambodge, Mme Vannarèn et Mr Hong nous ont proposé de participer à la mission mensuelle.Le matin, après avoir fait charger les denrées alimentaires qui viennent s’ajouter au vélo et aux différents cadeaux, nous avons pris la route pour Tonlé Bati. A notre arrivée à l’école, les enfants se pressent autour de la camionnette, pour aider au déchargement. L’ambiance est à la fête.La distribution des enveloppes et des cadeaux commence.Chaque enfant attend son tour et présente son calepin de présence signé par l’enseignant.Et là, nous nous rendons compte du travail effectué par les collaborateurs : tenue de listes, achats des cadeaux, distribution ….Ensuite, nous reprenons la route, direction Chambak Bitmea, où nous attend notre filleul.Il est là, dans la cour de l’école et notre émotion est au comble : un petit garçon tout timide, dans son uniforme scolaire et accompagné par sa maman.Après la distribution des dons des autres parrains, Mme Vannarèn nous propose de nous rendre chez Phalla.La grand-mère nous accueille si chaleureusement que nous comprenons vraiment l’importance des dons pour la famille qui vit dans une telle précarité.Le petit Phalla est la vedette : de nombreuses voisines sont attirées par notre arrivée.C’est l’occasion, pour nous, de distribuer les vêtements que nous avons apportés.Par l’intermédiaire de Mme Vannarèn, nous apprenons un peu de la vie de Phalla et de son entourage. Nous y laissons un petit album de photos de la Belgique et de notre famille. Il est temps de partir …C’est le cœur gros que nous nous retournons, pour voir Phalla et sa maman, sur le bord de la route, nous faisant un signe d’au revoir.Nous tenons à remercier Mme Vannarèn et Mr Hong, pour l’organisation de cette journée inoubliable. Journée, qui nous a permis de prendre encore plus conscience du besoin de nombreuses familles cambodgiennes et de la difficulté de la scolarité des jeunes enfants. Encore merci.Jean-Luc et Nadine Mabille.
Témoignage de Mme Decker-Langen (voyage au Cambodge en février 2011)
« Il nous aura fallu deux mois pour se remettre de ce voyage vers le Cambodge (déjà par le décalage horaire qui, cette fois, a été difficile au retour – on vieillit) mais surtout pour reprendre nos esprits et se remettre dans le mouvement européen.
Tout d’abord, merci de nous avoir laissés avec Vannarèn et Hong pour la distribution des parrainages.
C’EST NOTRE PLUS BEAU MOMENT.
Un travail magnifique est fait par Vannarèn et Hong : contrôle de la scolarité, de la propreté, distribution du courrier, des colis et toujours un petit mot aux familles, ou un petit conseil pour soigner un bobo !!!
Nous sommes réellement fiers de faire partie de votre association, le travail est exemplaire.
Pour nos deux filleuls, difficile de voir une solution pour les yeux de Channy, sauf en Europe ; d’autre part, grand retard à l’école, on sait très bien que sa santé en est la cause, mais si elle savait lire et écrire à 15 ans, nous serions satisfaits.
Vannarèn pensait se renseigner pour un apprentissage (pas à l’usine, ses yeux ne lui permettent pas de travail en machine).
Pour « petit Hong », nous sommes satisfaits de son évolution (un futur homme d’affaires qui sait compter !!!); nous verrons pour la suite.
Je finirai pour aujourd’hui, en espérant retourner, bien sûr, au Cambodge. »

Témoignage de Thierry Wallemme (voyage au Cambodge – nov. 2009).
« C’est une véritable chance de rencontrer la famille parrainée. On apprend à se connaître un peu, on découvre un autre monde.
C’est l’occasion de réaliser à quel point la vie n’est pas aussi facile pour tout un chacun.
Notre parrainage est un beau geste humain, nous ne demandons rien en retour.
Je peux vous assurer que sur place la gentillesse et la générosité des familles nous récompensent mille fois.
Le respect et la reconnaissance qu’ils nous témoignent nous font comprendre ce que représentent vraiment nos dons pour eux.
La conclusion du voyage: un grand bonheur et la suite, un deuxième parrainage et la certitude d’y retourner dès que possible. »

 Patricia Huon, marraine de la petite Navy, nous raconte sa rencontre avec sa filleule et la famille de celle-ci.
« C’est le 28 septembre 2007 que j’ai reçu mon dossier de parrainage. A partir de ce jour, je suis devenue la marraine d’Et Navy, une petite fille de sept ans. Elle habite Prey Khla, un village situé au milieu des rizières, à 35 kilomètres de Phnom Penh.

Deux mois plus tard, mon mari et moi devons nous rendre au Cambodge pour un séjour d’un mois. L’occasion de faire la connaissance de Navy et sa famille !

Nous comptons les jours, et la date du départ arrive enfin. Deux jours à peine après avoir posé le pied dans le pays – juste le temps de se remettre du décalage horaire et de visiter la capitale-, nous avons rendez-vous avec Hong et Vannarèn, l’équipe locale d’Angkor-Belgique. L’accueil est très chaleureux. Le lendemain, ils doivent effectuer leur visite mensuelle au village de Prey Khla pour y distribuer les parrainages et il a été convenu que nous les accompagnions. Ils répondent à toutes nos questions et nous expliquent comment va se dérouler la visite. Le jour suivant, après un arrêt au marché pour acheter des biscuits pour les enfants, nous voilà donc partis en voiture pour le village. Les derniers kilomètres se font sur une piste de terre rouge en mauvais état. Le chauffeur évite tant bien que mal les ornières ; dans le coffre un vélo offert par un parrain émet un son métallique à chaque soubresaut de la voiture. Mais l’excitation gomme l’inconfort du voyage.

Après une quinzaine de minutes, la voiture pénètre dans la cour de l’école primaire du village. Des dizaines d’enfants, en uniforme scolaire bleu et blanc, sont là pour nous accueillir. Les plus téméraires s’approchent et plaisantent en nous regardant. Tous nous dévisagent, affichant un sourire radieux. Nous sourions en retour, ravis d’être là, et nous demandant laquelle de ces petites filles est notre filleule. Devinant notre pensée, Hong l’appelle par son nom, et la voilà qui s’avance vers nous, intimidée. J’essaie d’échanger quelques mots avec elle, usant des quelques rudiments de khmer que je connais. Ce n’est pas facile pour cette petite fille de se retrouver subitement au centre de toute cette attention…

Après la remise des enveloppes de parrainage aux enfants, nous visitons l’école, les classes de maternelles, l’atelier de couture… Navy glisse doucement sa main dans la mienne. Son papa se tient à distance. Il est aussi impressionné que sa fille !

Nous reprenons ensuite la voiture pour nous rendre là où habite Navy, à 2 kilomètre de l’école, un chemin qu’elle parcourt tous les jours à pied. Elle vit avec ses parents et son petit frère dans une maison sur pilotis. Ils vivent de l’agriculture, gagnant juste de quoi nourrir leur famille… quand la sécheresse ne vient pas gâcher la récolte. Nous nous installons sur une natte, sous un toit de palme, pour prendre le repas qu’ont préparé nos hôtes. Du riz, des légumes, de la viande, du poison séché… Pour eux c’est un festin. Nous apprendrons plus tard que d’ordinaire, leur repas se compose presque exclusivement de riz.

Nous avons apporté quelques jouets : un ballon, une corde à sauter, quelques figurines en plastique et une poupée aux longs cheveux blonds dotée d’une panoplie de vêtements. En quelques secondes, Navy commence à habiller sa poupée, pendant que son frère se précipite sur le ballon et échange quelques passes avec un cousin, puis avec mon mari.

Nous avons aussi emmené deux grands sacs de vêtements. Tout le village va en profiter ! Une fois que la famille a choisi quelques pièces, les voisins proches, puis éloignés, se présentent à leur tour. Sous l’œil mi-amusé, mi-surveillant du chef de village, chacun choisit ce qui lui plaît. En vérité, nous sommes plutôt gênés au début, devant tous ces gens qui se confondent en remerciements. Et surtout inquiets : et s’il n’y avait pas assez ? Que dirons-nous à ceux qui viendront les derniers, alors que les sacs seront vides ? Mais l’ambiance chaleureuse et la joie de tous nous touchent beaucoup. Et heureusement, tous les vêtements sont distribués sans que personne ne reparte sans rien…

Nous passons ensuite plus d’une heure à échanger sur nos vies. Chacun y va de sa question, tandis que Hong et Vannarèn traduisent patiemment. Mais beaucoup de choses s’expriment aussi par le regard, par les gestes. Des photos – que nous promettons de leur envoyer – immortalisent cet instant.

Quand vient le moment de partir, Navy nous serre dans ses bras. Sa timidité a maintenant disparu. Lors de cet au revoir émouvant, nous essayons d’exprimer notre gratitude pour cet accueil que nous ne sommes pas près d’oublier. Nous échangeons encore quelques mots et repartons, le cœur chargé d’émotion.

Un mois plus tard, avant de quitter Phnom Penh, nous reviendrons leur rendre visite. Par nos propres moyens cette fois, en louant une mobylette. Comme on viendrait saluer des amis. Car cette famille est maintenant bien plus pour nous qu’un dossier et quelques photos.

Et nous sommes heureux de savoir que notre modeste participation contribue à l’amélioration de leurs conditions de vie… »

Mr et Mme Mertens, qui parrainent deux enfants à Prey Khla, se sont rendus pour la première fois à la rencontre de leurs filleuls. A leur retour, ils ont souhaité nous faire partager leur émotion et leur plaisir. Récit de Mr Mertens.
« Notre visite chez Rattanak et Sreymy le 2 février dernier s’est très bien passée, grâce notamment à l’assistance efficace de Hong. La veille, nous avions agréablement soupé avec Vannarèn et Hong, sur une terrasse offrant une large vue sur le Mékong. Quand nous sommes arrivés à l’école de Prey Khla, mes deux filleuls nous y attendaient et le premier contact a été un peu « timide » ; il fallait s’apprivoiser ! Après une visite de l’école, nous nous sommes rendus avec les enfants dans la famille de Rattanak. Nous leur avons alors offert les petits cadeaux et bonbons prévus pour cette occasion, et fait plus ample connaissance avec la famille et l’entourage (il faut dire que notre visite attirait la curiosité d’un grand nombre d’autres personnes et en particulier d’enfants !) .

Après avoir un peu joué avec les enfants, bu du thé et fait un petit tour du « quartier », nous avons dit au revoir à Rattanak et nous sommes rendus dans la famille de Sreymy, où un repas nous a été offert. Sreymy, qui n’a pas connu son père décédé peu après sa naissance, s’est très vite détendue et s’est comportée avec moi avec beaucoup de tendresse et d’affection. Quand je l’ai prise dans les bras et sur les épaules, elle s’y sentait manifestement très à l’aise, s’accrochant à mon cou, se serrant contre ma joue et grattant ma barbe comme si on se connaissait depuis toujours ! Après le repas, nous avons assisté à une chasse aux grenouilles dans un marais voisin et puis, de retour à la maison, j’ai passé près d’une heure à dessiner avec Sreymy, qui adore ça, et qui s’appliquait sans relâche à recopier avec beaucoup d’application les dessins que je faisais. Cela me laisse, notamment grâce aux nombreuses photos prises lors de cette visite, des souvenirs émouvants et inoubliables que je partage avec mon épouse, très impressionnée également par cette journée et par les contacts simples et affectueux que nous avons pu nouer avec ces enfants et ces familles, malgré nos différences de cultures et de langues. »